Avec un enfant, la séance seule ne suffit jamais : ce qui change, ce sont les matins,
les devoirs, les transitions, les couchers. Le travail porte donc autant sur
l'environnement que sur l'enfant lui-même.
Quand le fonctionnement de l'enfant est atypique — TDAH, troubles
dys (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie), troubles du spectre de
l'autisme, ou simplement attention, agitation, lenteur, hypersensibilité et
apprentissages qui coincent — un diagnostic n'est pas
nécessaire pour commencer. Beaucoup de familles attendent une évaluation depuis
des mois, d'autres n'en veulent pas : dans les deux cas, le quotidien, lui, n'attend pas.
On part donc de ce qui se passe réellement — à quel moment ça bloque, ce qui aide, ce qui
aggrave — et on met en place des aménagements concrets, testés un par un, en mesurant ce
qui marche. Si un diagnostic existe déjà, il sert de point d'appui ; s'il n'existe pas,
son absence n'empêche rien. Et si une évaluation me paraît utile, je vous le dis et je
vous oriente : je ne la réalise pas moi-même.
Avec votre accord, l'école peut être associée : un retour écrit de l'enseignant donne une
image du fonctionnement en classe que la séance ne donnera jamais.
Sans l'enfant, parfois
Quand l'épuisement est là, quand les stratégies s'annulent entre adultes, ou quand
l'enfant est trop jeune pour un suivi individuel, le travail se fait avec les parents
seuls — c'est la guidance parentale.