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Accompagnement

Ce que je propose, et ce que je ne propose pas.

Un cabinet ne peut pas tout traiter. Dire clairement le périmètre évite de perdre des mois — et permet de vous réorienter vite quand ce n'est pas le bon endroit.

Adultes

Quand quelque chose se répète et ne cède pas

On vient rarement pour un diagnostic. On vient parce qu'une situation dure, qu'une réaction échappe, qu'un épisode se rejoue à l'identique avec des personnes différentes.

Les motifs les plus fréquents :

  • Anxiété, ruminations, attaques de panique, troubles du sommeil.
  • Épuisement professionnel ou parental, perte d'élan.
  • Deuil, séparation, rupture, changement de vie subi.
  • Difficultés relationnelles récurrentes, estime de soi.
  • Événements traumatiques, anciens ou récents.

Le déroulé type

Deux à trois séances pour clarifier la demande et poser un objectif. Puis un travail ciblé, avec un point d'étape régulier. Le suivi s'espace dès que les acquis tiennent sans le cabinet.

Adolescents

Un espace qui lui appartient

Un adolescent qui vient contraint ne travaille pas. La première séance sert donc à poser avec lui ce qu'il accepte de faire ici — et ce qui sera dit, ou non, à ses parents.

Les parents sont reçus à part, à intervalles définis à l'avance. Ce qui remonte est discuté avec l'adolescent avant. Cette règle est annoncée à tout le monde dès le départ : elle est la condition pour que le lieu serve à quelque chose.

  • Anxiété scolaire, refus d'aller en cours, décrochage.
  • Conflits familiaux qui s'enkystent.
  • Image de soi, relations, usages d'écrans qui débordent.
  • Idées noires — évaluées systématiquement, sans détour.
Enfants et parents

Travailler le quotidien, pas seulement l'enfant

Avec un enfant, la séance seule ne suffit jamais : ce qui change, ce sont les matins, les devoirs, les transitions, les couchers. Le travail porte donc autant sur l'environnement que sur l'enfant lui-même.

Quand le fonctionnement de l'enfant est atypique — TDAH, troubles dys (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie), troubles du spectre de l'autisme, ou simplement attention, agitation, lenteur, hypersensibilité et apprentissages qui coincent — un diagnostic n'est pas nécessaire pour commencer. Beaucoup de familles attendent une évaluation depuis des mois, d'autres n'en veulent pas : dans les deux cas, le quotidien, lui, n'attend pas.

On part donc de ce qui se passe réellement — à quel moment ça bloque, ce qui aide, ce qui aggrave — et on met en place des aménagements concrets, testés un par un, en mesurant ce qui marche. Si un diagnostic existe déjà, il sert de point d'appui ; s'il n'existe pas, son absence n'empêche rien. Et si une évaluation me paraît utile, je vous le dis et je vous oriente : je ne la réalise pas moi-même.

Avec votre accord, l'école peut être associée : un retour écrit de l'enseignant donne une image du fonctionnement en classe que la séance ne donnera jamais.

Sans l'enfant, parfois

Quand l'épuisement est là, quand les stratégies s'annulent entre adultes, ou quand l'enfant est trop jeune pour un suivi individuel, le travail se fait avec les parents seuls — c'est la guidance parentale.

Les approches

Cinq outils, choisis selon la situation

Trois d'entre eux viennent de la neurothérapie, ma formation principale ; les deux derniers d'une formation à l'hypnose et à l'EMDR. Aucun n'est appliqué par principe : on emploie celui qui correspond à ce que vous amenez, et on en change s'il ne donne rien.

Thérapies cognitives et comportementales

On repère ce qui déclenche une réaction, ce qui l'entretient, et ce qui la soulage réellement — puis on teste des changements concrets entre deux séances. Utile pour l'anxiété, les évitements, les ruminations, les troubles du sommeil. C'est l'approche la plus structurée : objectifs explicites, exercices, évaluation de ce qui bouge.

Remédiation cognitive

Un entraînement ciblé des fonctions qui coincent : attention, mémoire de travail, planification, inhibition. On travaille à la fois la fonction elle-même et les stratégies de contournement au quotidien — carnet, découpage des tâches, aménagement de l'environnement. Souvent indiqué quand le fonctionnement est atypique, avec ou sans diagnostic posé.

Guidance parentale

Des séances avec les parents, sans l'enfant, centrées sur des situations précises de la semaine. On ne cherche pas à corriger votre façon d'être parent : on regarde ce qui se joue dans un moment donné — le lever, les devoirs, le coucher — et on modifie un élément à la fois.

Hypnose

Un état d'attention focalisée, dans lequel on travaille autrement qu'en parlant. Vous restez conscient et vous gardez la main à tout moment : rien ne se fait sans votre accord, et il n'y a rien de spectaculaire là-dedans. Utilisée notamment sur l'anxiété, le sommeil, la douleur et les réactions automatiques qui résistent au raisonnement.

EMDR

Une approche destinée aux souvenirs traumatiques restés « à vif » : on retraite le souvenir en s'appuyant sur des stimulations bilatérales, jusqu'à ce qu'il cesse de déclencher la même réaction. Le travail ne commence jamais d'emblée — il suppose une phase de préparation et un cadre stable. Je ne l'engage que si votre situation s'y prête.

Une précision d'honnêteté

Ces approches n'ont pas le même statut : certaines sont largement évaluées, d'autres le sont moins. Aucune ne fonctionne sur tout le monde, et aucune ne remplace un suivi médical quand celui-ci est nécessaire. Si ce que nous essayons ne donne rien au bout de quelques séances, on le dit et on change — de méthode, ou d'interlocuteur.

Périmètre

Ce qui sort du cadre du cabinet

Dans ces situations, je vous oriente vers le bon interlocuteur dès le premier échange — cela vous fait gagner du temps.

Urgence psychiatrique

Danger immédiat, crise aiguë : le 15, le 112 ou les urgences. Le 3114 est joignable 24 h/24 pour la prévention du suicide.

Prescription et sevrage

Tout ce qui touche au médicament relève du médecin ou du psychiatre. L'accompagnement peut se mener en parallèle, en lien avec eux.

Diagnostic et bilans

Je ne pose pas de diagnostic et ne réalise aucun bilan : ni neuropsychologique, ni orthophonique, ni psychiatrique. Si une évaluation est utile, je vous indique vers qui vous tourner.

Expertise judiciaire

Je ne rédige pas d'attestation destinée à une procédure et n'interviens pas comme expert dans un conflit parental.

Vous hésitez sur la bonne porte ?

Le parcours d'admission répond à cette question avant même un premier rendez-vous : quelques minutes de questions, et une orientation claire — vers l'accompagnement, ou vers un autre interlocuteur si ce n'est pas ici.

Ce site n'est pas un dispositif d'urgence. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112. Prévention du suicide : 3114, 24 h/24, gratuit. Enfance en danger : 119.